L'UE a réaffirmé sa détermination à continuer de considérer Yasser Arafat comme le seul interlocuteur valable des Palestiniens. Malgré l’hostilité des États-Unis et d'Israël,, les Quinze persistent et signent. Et qu’importe que le Raïs, soit accusé de «terrorisme». Emma Udwin, porte-parole de la Commission européenne, a de son côté estimé que le dialogue avec le président de l'Autorité autonome ne ferait que renforcer l'autorité de son Premier ministre, Mahmoud Abbas, dans sa délicate négociation avec Israël. «Nous estimons que les contacts avec le président Arafat ne sapent en rien son Premier ministre. Au contraire, ces contacts pourraient en fait l'aider».
Le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, avait déclaré la semaine dernière, après avoir rencontré son homologue israélien Silvan Shalom: «Nous écoutons les autres pays sur cette question du rôle protocolaire d'Arafat, mais nous ne pouvons laisser les questions concernant l'application de la feuille de route dépendre du rôle d'Arafat». Peu avant d'assumer la présidence du Conseil européen, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi s'était rendu au Proche-Orient, où il a rencontré son homologue Ariel Sharon, mais, contrairement à la politique des Quinze, n'avait pas rendu visite à Yasser Arafat. Paris avait alors reproché à Rome de prendre ses aises avec la politique européenne. Berlusconi avait répondu sèchement qu'il ne se laisserait pas dicter son comportement.
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